Vous êtes ici : Accueil > Humeurs > Registres perdus
Par : dozeville
Publié : 3 novembre 2012

Registres perdus

Ça et là, on entend des généalogistes s’étonner :

« Comment a-t-on pu perdre des registres ? »

Mais étaient-ils fait pour durer si longtemps ? Parfois un rescapé des temps anciens (ré)apparaît comme celui de St Georges d’Annebecq (vers 1530) presque contemporain de l’édit de François Ier, édit fondateur ... des actes en français. Il y a donc plus ancien.

Sans aller si loin dans le temps, on peut prendre l’exemple de Briouze dont presque rien ne reste du XVIIe siècle. Pourtant, l’abbé Gourdel dans le "Le centre du Houlme", paru en 1905, cite des anecdotes comme celle-ci à Briouze :

« Melle de la Noë est décédée le ... jour de juillet 1642. Il fit une très grande foudre la nuit qu’elle était en bière et fut une des cloches cassées en sonnant pour elle. (Cette personne passait pour sorcière) »

A la Carneille, dans ses écrits historiques (revue du Pays Bas Normand), le Dr Leroy cite parfois des actes anciens qui n’existent plus, victimes des bombardements de 1944.

Il faudrait plutôt s’étonner que tant de registres aient résisté aux guerres, révolutions, incendies, etc...