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Par : dozeville
Publié : 5 janvier

Aimait-il (trop) ses paroissiennes ? (4- Confrontation de Louis Lemoine et des témoins)

Louis Lemoine est confronté aux divers témoignages portés contre lui.

Les juges de l’époque conclurent donc à son innocence et le mirent hors de prison.

A chacun de se faire une opinion. Ce long procès est l’occasion de vivre la vie réelle ou supposée d’une petite paroisse du début du XVIIIe siècle. (Tout n’est pas transcrit ici, mais on peut le lire sur les images du procès sur internet)


Second interrogatoire de Louis Lemoine, prisonnier à Argentan


Le 3 juin 1716

Accusé - Il s’appelle Louis Lemoine, prêtre, curé de Montgaroult, aagé d’environ soixante ans, fait profession de la religion catholique, apostolique et romaine.

Juge - Est-il vray qu’il a esté aperçu par Jacques Sauvage son domestique en flagrant délit avec Marie Lelièvre femme de Thomas Themin dans une salle verte en son jardin et qu’il a solicité Louise Robine à l’aymer ou au moins à luy donner sa fille ?

A – Dans le temps où il était son domestique, il n’estoit aagé que de dix à unze ans et que dans un aage sy jeune il n’estoit point en estat de remarquer ce qui a esté rapporté au procès. Il est persuadé que ledit Sauvage en donnera le démenty à ceux qui l’ont fait parler au procès.

J – Est-il vray qu’il fist un jour quelques propositions deshonnêtes et solicita une femme au pesché denommée Barbe Gondouin, lesquelles solicitations il luy réitéra au confessionnal ?

A- Faux

J- Est-il vrai qu’un jour Simon Lemesnager et Guy Dudouit, maçons, estant occupés à refaire le gable du presbitaire de Montgaroult, ils aperçurent l’esquelette d’un petit enfant qua avoit esté enterré proche ledit gable du costé du jardin et que lesdits maçons advertirent l’accusé et un gentilhomme qui jouoit avec luy de venir voir ladite esquelette ?

A – Il est bien vray qu’estant un jour jouer à la beste1 avec le sieur des Moutis, le Sieur Delarue et un troisième dont il ne se souvient pas du nom, ils furent advertis par lesdits Mesnager et Dudouit, maçons, qu’ils venoient de trouver quelques ossements qui ressembloient estre ceux d’un petit enfans, que lors ils y allèrent tous et qu’après avoir considéré attentivement lesdits ossements s’ils estoient d’un petit enfant ou d’un animal estant déjà fortement consommé et s’en allaient en poussière, qu’ils estoient tous détachés… le plus gros des ossements n’étoit que comme un tuyau

d’un pigeon à l’eception d’un qui estoit de la grandeur d’une pièce de cent sols et qui paroissoit estre la partie d’un crasne. Les maçons leur affirmèrent que les ossements avoient esté trouvés sous une pierre qui fait partie du fondement de la muraille qu’ils démolissoient, laquelle pierre faisoit le coing de la muraille démolie.

L’accusé a dit n’avoir répondu que pour satisfaire à justice et sans aucune obligation de sa part vu que ce chef sur quoy il est interrogé n’est point renfermé ny contenu dans la plainte rendue contre luy ny dans les monitoires publiés… que quand mesme la chose seroit vraye, comme on n’en peut tirer aucune conséquence la chose estant périmée et s’estant passée des auparavant l’anne mil six cens quatre vingt.

J – Est-il vrai qu’il a engagé quelques personnes d’aller nuitamment dans un jardin voisin du presbitaire de Montgaroult et de passer par dessus les murailles dudit jardin pour prendre du savigny aux fins de procurer l’advortement à une personne du sexe que l’accusé auroit abusée et que ledit savigny n’ayant pas eu le succès qu’il en espéroit, ladite personne devint grosse et qu’après sa couche, l’accusé voullut faire donner l’enfans à un particulier alors domestique d’un gentilhomme de sa parroisse ?

A – faux. Il est vray que la nommée Anne Leroy devenue grosse des œuvres du sieur Delarue, escuyer, il y a environ vingt cinq ans et baptisé sous le nom dudit sieur Delarue au mois de novembre 1694. Il n’a point voullu faire donner l’enfans à un particulier. (Voir)


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Confrontation de Louis Lemoine avec les témoins


Le 4 juin 1716.

Jacques Laurencel, 7e témoin de l’officialité


A2- Il reproche3 ledit témoin parce qu’il est le père de Jean Laurencel stipulant pour Guillaume Martel sa première partie … par les puissantes sollicitations de Nicolas et Christophe Lefebvre ses parties secrètes.

C’est un homme de mauvaise vie ayant fait perdre au sieur de la Rivière Segouin plus de 100 pistolles pendant qu’il estoit son fermier.

T4 – Il convient être le père de Jean qui a épousé Jeanne Macey.

Il n’a aucune connaissance que ledit Jean ayt stipulé pour ledit Martel.

Il a fait 11 journées pour les sieurs Lefebvre dans la saison des bleds et quelques journées à la saison de mars.

Il n’est point homme de mauvaise vie et n’a rien fait perdre au sieur de la Rivière Segouin.

A – Les dépositions sont fausses comme il le paraît dans les dépositions de Louis Lempérière et de Marguerite Lemoine, sa femme.

La fausseté de la déposition paraît encore en outre en ce qu’il dit avoir apris de gens morts qui ne peuvent plus rendre raison de ce qu’il allègue au subjet des sacrements que ledit accusé alla porter à la nommée Louise Lelièpvre.

L’accusé requiert le juge d’interpeller le témoin de déclarer s’il estoit pas dans la maison où estoit Anne Laurencel, sa sœur, à teiller du chanvre et s’il vit l’accusé la prendre pour la jetter sur un lit.

T - il estoit présent dans la salle ... caché sous une montée (escalier) qui est dans ladite salle à la porte. Il ne se souvient point positivement du temps que ce fait arriva mais croit qu’il y a environ vingt cinq à trente ans.

A – Cela prouve la fausseté : Anne Laurencel a déposé que le fait luy est arrivé il y a viron seize à dix-sept ans (Voir)


Marie Fortin, épouse du Sieur Droullin, écuyer (25e témoin de l’officialité)


A - Par l’accusé a esté dit qu’il reproche ladite tesmoin parce qu’elle fait des choses au dessous de sa condition, scavoir vendant du cildre, poiré, viande et poisson aux paysants de sa paroisse et autres, faisant de sa maison un cabaret ouvert à tous venants, en outre vendant du faux sel, pourquoy le sieur son fils l’aisné avoit esté pris par les archers et conduit à Fallaise dans l’hostellerie de la Tour Grise, qui auroit été constitué prisonnier sans la considération parce qu’on eut pour la famille de ladite tesmoin et entre ? Pour ledit Fortin son frère qui avoit esté directeur à Allençon des gabelles et par le moyen dudit accomodement le sieur du Tronqué son mary et les officiers de Gabelles de Fallaise pour une somme d’argent dont le dit accusé en fist prester cent livres par le sieur de Haute Bigne fermier de Messieurs de Saint André5 à Montgaroult…

T - Et par ladite tesmoin a esté dit qu’il est vray qu’ayant beaucoup de cildre, il luy est arrivé quelques fois d’en avoir vendu en détail méconnoissant au surplus qu’elle ayt vendu les denrées contenues dans le reproche cy dessus Et que sy le fils aisné de ladite tesmoin a esté pris pour le sel et conduit à Fallaise, sa esté sans sa participation ne luy ayant jamais donné ordre d’apporter du sel de chez la dame sa tante6 qui le luy avoit donné et dont il s’estoit chargé sans en scavoir les conséquences…(Voir)


Gabriel de Droullin, escuyer, sieur du Tronqué, 23e témoin de l’officialité


A- Il renouvelle les reproches qu’il a fait contre la dame épouse du témoin.

T – Mêmes réponses que sa femme.

A- Il est vray qu’il a fait plusieurs fois des signes à laditte Barbe Gondouin pour venir à luy afin de luy donner des advis salutaires et la reprendre de ses déréglements, laquelle ne doibt point faire de foy à justice attendu qu’elle est de mauvaise vie. Pourquoy l’accusé nous a requis d’interpeller le témoin de reconnoistre s’il est pas vray que Barbe Gondouin a esté surprise par deux fois en flagrant délit avec le nommé La Rivière, cuisinier par luy témoin, la dame son épouse et le sieur Fortin .

Quelles sont les autres servantes qui se sont plaintes à luy (le témoin) d’avoir été sollicitées au péché par l’accusé et quelle connoissance il a que l’accusé soit allé de nuit chez luy, ce fut pour corrompre ses servantes et quel est le gentilhomme qu’il luy a envoyé pour luy demander un cerificat de vie et mœurs.

T - il n’a aucune connaissance que Barbe Gondouin ayt esté surprise en flagrant délit ny que le sieur Fortin aussy bien que la dame son épouse l’ayt surprise dans cet état. Il ne se souvient point du nom des autres servantes qui se sont plaintes à luy. C’était un nommé Marie, ne scait pas son nom de famille, de la parroisse de la Courbe qui luy a donné advis des visittes que l’accusé faisoit de nuit chez luy pendant son absence. C’est le sieur Des Moutis qui luy a demandé un certificat de vie et mœurs en faveur de l’accusé. (Voir)


Gervais Des Moutis écuyer, 27e témoin de l’officialité


A - Il n’a déposé que par ressentiment de ce qu’il luy avoit donné des advis salutaires en qualité de pasteur et mesme fait quelques reproches de ce que il retenoit chez luy la nommée Barbe Oury avec laquelle on disoit qu’il y avoit eu du scandale, laquelle Oury, depuis son mariage, ledit tesmoin n’a pas cessé de voir, lequel ne pouvoit pas souffrir le nommé Leroy voir et fréquenter ladite Oury, qu’il avoit aussy déposer par ressentiment de ce qu’il avoit esté obligé de le prier instamment aussy bien que la Dame des Aulnes, sa sœur, de faire cesser le scandalle qu’il y avoit chez elle à cause d’un nommé Jean Lemesnager qui abusoit de la fille de ladite dame, qui s’en est allée grosse du pays sans scavoir ce qu’elle est devenue et le lieu où elle s’est retirée.

La déposition du sieur Des Moutis est fausse à l’exception des ossements que les maçons trouvèrent en travaillant à la réparation d’une muraille du fournil de son presbitaire.. convient que ladite Anne Leroy est devenue grosse mais qu’elle ne demeurait point alors chez ledit accusé venant seulement quérir les vaches du presbitaire pour les mener en champs et les ramener au soir, que l’enfant dont avons .. ladite Leroy bien loing d’estre attibué à luy accusé fut baptisé au nom du sieur Delarue escuyer à quy ladite Leroy le donna, lequel fait se passa en 1694. (Voir)


Anne Laurencel, femme de Jean Lelièvre, 15e et 52e témoin


A - il la récuse parce qu’elle est tante paternelle de Jean Laurencel stipulant pour Guillaume Martel partie saisie par Lefevre ses parties secrètes.

Elle est de mauvaise vie le temps passé qu’elle a eu trois enfants auparavant d’estre mariée et qu’elle n’a d’autre nom dans le public que la "malnottée".

T - Elle reconnaît "avoir eu trois enfants des œuvres de Jean Lelièvre avant son mariage ainsy que ledit Leliepvre l’a recongnu par le traitté de mariage qu’elle a fait avec luy7…. Il n’est point vray qu’on luy ait donné en public le nom de "malnotée".

A - L’accusé précise qu’un seul enfant a été baptisé Jean, Louis et Françoise "au nom de son mary".

Le frère de l’accusé, capucin, n’a jamais confessé dans ce diocèse.

Ce que luy a dit Marie Pillu est faux parce que Marthe Pillu sœur de Marie décédée il y a dix ans n’a point déposé quoy qu’il y eut monitoire lu en sa paroisse.

Il ne l’a point sollicitée au péché.

Il n’a pas pris de libertés avec Catherine Lambert veu qu’elle estoit d’une piété exemplaire et qu’elle estoit morte en odeur de sainteté.

Au sujet de ce qu’elle a entendu dire à Elisabeth Lefebvre …"celle-ci ne mérite aucune attention veu que ladite Lefevre est folle et dépourvue de bon sens". (voir)



Charlotte Delivet, 16e témoin


A- il a pu l’inviter à le venir trouver chez luy pour luy parler ou luy donner quelques commissions dont il ne se souvient pas… Il ne luy a jamais fait aucunes propositions deshonnestes. (voir)


Guy Dudouit, 30e tesmoins


A- il le récuse "pour être mendien de porte en porte et nottament à la porte desdits Lefevre… qu’il est un volleur pour preuve de quoy le sieur de Saint Martin, vice bailly d’Alençon luy osta un oye qu’il avoit volée, outre il a encore vollé un chemise à Jean Pichonnier son neveu, qu’il tend des pièges dans son jardin pour prendre les poules de ses voisins et qu’il passe pour un sorcier, envoyant des poux aux bonnes gens"

T- il n’est point mandien.. est bien vray qu’il a reçu quelques charittés de plusieurs ecclésiastiques et personnes de qualitté… Il est bien vray qu’ayant un jour trouvé dans son jardin une oye qui luy faisoit du dommage il la tua par un mouvement de collaire et la rendit au nommé Pillu… ce qu’il fit aussi à l’égard d’une poule qui faisoit du dommage dans son jardin…"

A- Le témoin rapporte ce qui luy a esté dit par Jacques et Anne Laurencel qui avoient maltraité l’accusé et exigé de luy un billet de la somme de 50 louis. Veu que lesdits Laurencel n’en ont point parlé dans leur dépositions

Et pour ce qui regarde le prétendu esquelette ou ossements d’un enfant, il vit seulement Simon Lemesnager, maçon, qui tenoit une partie de la teste entre ses mains mais qu’il ne vit point ladite prétendue esquelette étant de l’autre costé de ladite muraille à travailler, ne se souvient point sy ladite partie de teste étoit rouge ou non parce que ledit Lemesnager qui la trouva étoit au dedans de la maison, qu’il ne se souvient point du temps que ce fait arriva, croit que c’était deux ou trois ans " après qu’il devint curé. (Voir)


Louise Pichonnier, femme de Laurent Fournier, 8e témoin


A - Elle dépose par ressentiment de ce qu’il voulu la dissuader d’épouser le mary qu’elle a et qu’il différa pendant quelques temps à les marier.

T - Il voulut la dissuader d’épouser le mary qu’elle a parce que c’étoit un veuf homme chargé d’enfants, au reste simple journalier et peu aisé…

L’accusé ne luy a jamais fait aucunes propostions salles ny deshonnêtes pendant qu’elle a esté fille et qu’elle n’en a receu que de bonnes et salutaires instructions.

L’accusé leur a fait quelques libéralités pendants leurs besoins. (Voir)


Jeanne Pichonnier, femme de Thomas Sauvage, 40 e témoin


A - S’il a esté chez la témoin, c’est avec la seule avec la seule intention de luy rendre quelques services et entre autres pour luy demander un billet d’une somme de trente une livres deue par feu Jacques Lefevre afin d’en faire sortir le payement en faveur de son mary qui avoit servy l’accusé pendant trois années fidèlement.

La témoin n’a point descoutumer d’aller à confesse à l’accusé ce qu’elle n’auroit pas fait si elle l’avoit cogneu vitieux et déréglé.

T - Le curé ne luy a fait aucunes propositions malhonnestes. (Voir)


Louise Robine, veuve de François Leliepvre, 17e témoin


A - Elle lui a fait prendre et vollé par Jacques Sauvage agé de 10 ou 11 ans, alors son domestique, des draps et des nappes et des serviettes…. De quoy s’étant plaint au petit garçon, il luy dist que c’étoit à la sollicitation de la témoin qu’il avait pris le linge et qu’il avoit caché le drap dans un buisson qu’il désigna, la sœur de l’accusé y alla et repris le drap.

Il la récuse parce que "feu son mary étoit entretenu à travailler de son mestier de tessier par le sieur Lefebvre" qui l’a fait arrêter.

Elle est la commère de Christophe Lefebvre.

T – Feu son mary estoit entretenu à travailler de son mestier de tessier.

Elle n’a jamais vollé, fait voller rien audit Sauvage.

Convient estre la commère de Christophe Lefebvre. (Voir)


Madeleine Aumont, fille, 9e témoin


A - il ne peut avoir tenu pareil discours.(Voir)


Madeleine Desplantes, 11e témoin


A- il la reproche parce qu’elle a toujours mené une vie déréglée et scandaleuse. Elle avait une liaison particulière avec le sieur De la Motte de Vaux, ils se donnaient rendez-vous dans une pièce de terre plantée en seigle.

T- Les reproches sont faux, elle a toujours mené une vie régulière.


A- Il est faux qu’il ait jamais entendu de confesse ladite tesmoin et que sy elle sy estoit présentée pour cet effet il l’auroit renvoyée au sieur son cré la connoissant d’une vie déréglée. Quel est le nom des deux filles ches qui l’accusé la trouva et la fit sortir.

T- c’estoit chez les filles du maître bourrelier demeurant alors en la paroisse de Vaux.

Elle n’a point voulu dire que ce fut le mesme jour qu’elle fut à confesse.

A- pourquoy elle croyoit que luy accusé luy avoit demandé deux gouttes de lait, estoient pour faire du sortillège, s’il l’en avoit menassée et sy elle le croyoit estre sorcier.

T- Le sieur curé l’ayant menassée, cela luy donna lieu de croire qu’il n’avoit demandé les deux gouttes de lait que pour luy faire du mal. Il luy dit qu’elle s’en repentiroit, n’ayant d’ailleurs entendu dire ny rien faire à l’accusé qui pust faire croire qu’il fust sorcier. (Voir)


Joseph Legrain, 46e témoin


A- il reproche le témoin parce qu’il est un volleur et que pendant qu’il estoit domestique aux Trois Maries d’Argentan et valet d’escurie, il déferroit les chevaux des marchands la nuit, il dégarnissoit les bas de pollettes , qu’il volloit l’avoine des chevaux et la vendoit à son profit, qu’i a des secrets de sortilège dont il se servit un jour dans la prairie de Lizieux et se fist suivre par plus de quatre mil moutons.

T- cela est faux et pure calomnie qu’il soit un voleur, il n’a aucuns secrets de magies et sortilège et qu’il ce soit jamais fait suivre de nombre de moutons. Le sieur Regnault l’a redemandé deux ans après estre son domestique de nouveau. Il a accompagné depuis l’épouse dudit Regnault dans deux voyages qu’elle fist, l’un à Lizieux et l’autre à Rouen ce qu’il n’auroit pas voullu faire si le tesmoin avoit esté un volleur et un fripon.

A- La déposition du tesmoin est fausse, ledit Regnault luy ayant dit autres choses, sinon que les ennemis dudit accusé poussoient leurs mauvais discours et médisances jusques à dire que le presbitaire de Montgaroult estoit un bordel, de quoy ledit tesmoin est demeuré d’accord. Il offre de prouver qu’il est bien vray que les damoiselles de Caligny avec ledit sieur Delarue, son beau-frère, venoient festes et dimanches luy accusé et ne s’en retournoient qu’après les vespres, que lesdites damoiselles sont de qualité et de vertu,

mais n’est pas vray qu’il ait envoyé le tesmoin jouer aux quilles. (Voir)

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Notes :

1 Jeu de cartes ?

2 A- Accusé (Louis Lemoine)

3 Reproche = récuse

4 T - témoin

5Abbaye de St André de Gouffern

6"Qui demeure sous le sel blanc"

7Jean, Louis et Françoise le 16/10/1680 Habloville (4E192/58 vue 55)