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Par : dozeville
Publié : 29 juin

1625 La communauté de biens : quelle horreur !

Le normand se protège soigneusement du soupçon de communauté, particulièrement entre un père et ses enfants qui vivent la plupart du temps ensemble puisque le père du mari se doit d’accueillir les jeunes mariés...

D’où d’innombrables acte d’"incommunité".

Cette situation a perduré jusque dans les années 1950.


Le quatorzeme jour de juillet l’an mil

six centz vingt cinq devant nous


Furent présents Pierre Niobé parroissien

de Saint Pierre de Tinchebray gissant

au lict, malade et néanlmoins sain

de son entendement d’une part, Michel

Nyobé l’un de ses fils stipullé et

représenté par Pierre Leliepvre, son

père en loy, et pour luy

faisant fort à la charge de luy faire

ratifier \ce présent/, touttesfois et quantes que

besoin sera, d’autre part, lesquels ont

accordé que quelque focalle1

résidence et demeurant ensemble qu’ils ay eu

faicts ensemble par le passé et qu’ils

pourront faire par l’advenir qu’ils

n’ont acquis, ny n’acqueront auchune

communitté ny société de biens, de

meubles ny héritage ayans. Ains

ledict Michel ne prétend auchune

chosse aux biens meubles dudict

Pierre son père que sa contingente

part que pour trois comme l’un de

ses autres frères comme en

trois, ledict père a rennoncé par

ce présent à prétendre ny demader

auchune chosse des biens meubles

ny héritages apartenans audict

Michel et \sa dicte femme/. Ce faict par les accords d’entre

eux faute duquel ledit Pierre

n’auroit permis audit Michel et à sa

femme faire leur focalle rézidence

avec luy. Donc chacun content et

à ce tenir et obligé biens etc. Présents

Michel et Louis Deslandes et

Julien Joulain et Estienne Delaubrière

Tesmoings (aprouvé en glose : ce présent, et sa dicte

femme, véritable, présents lesdicts tesmoings))


Huit signatures2


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1Focal : qui appartient au foyer  (Dict Godefroy) Tenir focale résidence : habiter en semble.