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Par : dozeville
Publié : 3 juin

1669 Rendue de douaire au Housseau

Une veuve a reçu en douaire des biens de son mari.

Se remariant, elle apporte avec elle ces biens. A son décès, le second mari doit rendre ceux-ci au frère du mari, héritier du défunt (il n’y a pas d’enfant, semble-t-il).

Ceci se passe au Housseau, pays du Maine. Cependant l’affaire est portée en justice à Domfront, ce qui semble bien qu’elle soit de droit coutumier normand.

La variété des biens est intéressante notamment parce qu’elle comporte les semences et champs ensemencés.


Le unziesme jour de mars, l’an mil

six cent soixante et neuf, avant midy,

au bourg \villaige/ de Marcent paroisse du Housseau

devant les tabellions royaux soubssignés


Furent présentz en leurs personnes chacuns

de Jean Cocqu et Jean Amiard comme

mary et epoux en segond nopce de

Catherinne Lefoullon veuve en premier

mariaige de déffunct Pierre Cocqu, frère

dudict Jean, demeurans audict villaige

de Marcent ditte paroisse du Housseau. Lesquels

ont fait et acordé ensemble ce qui

ensuit, c’est à scavoir que ledict Amiard a

présentement rendu et remis entre les mains

dudict Jean Cocqu présentement les meubles par

luy trouvés dans leur domicille et dudict son

filz audict lieu de Marcent lorsqu’il

y entra et qu’il épouza ladicte Lefoullon veuve

dudict Pierre Cocqu et qui se consistent en

un grand coffre, une vielle mept, une

petite couchette avec deux vaiselles d’estain,

une petite marmitte de fer avec une

crémaillère de fer qui est dans avec un viel

fust de thonneau qui est tous les meubles

qui estaint dans ledict domicille et desquelz

ledict Jehan Cocqu c’est présentement saisy. Et

pour les meubles vifs et labeurs

qui estaint sur ledict lieu, ledict Jean Cocqu

recongnoist les avoir vendus pour

payer les fermages dudict lieu et

donc de tous ledictz meubles générallement

ledict Amiard demeure quitte et déchargé

et par ce moyen ledict Amiard promet et s’oblige

acquitter et indaniser1 ledict Jean Cocqu

des fermaiges dudict lieu xxxxxxxxx

du passé parce que icelluy Cocqu \Amiard/ poura

jouir et disposer dudict lieu de Marcent

et en percevoir et racuillir les labeurs

tant ensemencés du passé que ceux qu’il

ensemencera à l’advenir comme il

voira bon, auquelz fruis et levées ledict

Jean Cocqu renonce à prétendre y demander

aulcunes chosses. Et ainsy, c’est ledict Amiard

obligé payer audict Cocqu la somme de quattre

livres dis sols dans le premier jour d’aoust

prochain pour sa part de la semence des bledz

dudict estant sur ledict lieu. Et ainsy les

parties à un et d’acord, lecturre à eux faite.

xxxxx Et par ce moyen l’assignation donnée

entre eux en viconté à Dompfront pour cest

effey demeure nulle et sans effet et

lesdictes partyes hors de cour et dudict procès.

Présent Pierre Pottier, sieur de la Choppinière

et Pierre Lefoullon, paroissiens dudict Housseau,

tesmoings. Glose : villaige, Amiard. Rasturé

neuf motz de nulle valleur.


Les mercs de Jean Cocqu et de Jean Amiard

Signent :

P Lefoullon

P Pottier

Dutertre, tabellion2



Notes :

1indemniser

2AD61 4E271/30 (sur geneanet)