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Par : dozeville
Publié : 19 février

1749 Femme : veuvage, vieillesse et droit de douaire à Briouze

Que devient-on lorsque l’âge avance ?

Comment gérer la charge résultant du droit de douaire de la veuve ?

Une réponse originale : aménager une maison pour la veuve !

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Maison de torchis avec cheminée
Chênedouit

Le lundy avant midy, troisième jour de mars mil

sept cent quarante neuf au bourg de Briouze.


Furent présents présents maître François

Lefoyer, prêtre, vicaire de la parroisse

du Grées, Louis Lefoyer, son frère, et Catherine

Moignet, veuve de Louis Lefoyer de la parroisse

de Saint André près Briouze. Lesquels ont fait

l’accord qui ensuit : c’est à scavoir que lesdits

sieurs Lefoyer se sont obligés envers ladite

Moignet de luy faire accommoder une maison

servante de grange scituée au village de la

Haute Foyerie en ladite parroisse de Saint

André, la faire doubler et y faire construire

une cheminée. Lequel doublage s’étendra

depuis la cheminée qui sera montée jusqu’au

trait qui est derrière les deux portes de

ladite grange, le long duquel trait ils

fairont aussy faire une séparation

si bien et à temps que ladite veuve y pourra

facilement loger, le tout à leurs frais.

Pourquoi les dites parties se reporteront à

la décision ou devis des sieurs Gautier Du-

fresne et de la Pierre1 Letard et se sont aussy

lesdits sieurs Lefoyer obligés de fournir un

nombre suffisant de perche à la grange

affin que ladite veuve y puisse loger son

grain. Laquelle veuve d’est obligée leur payer

toutes fois et quantes la somme de vingt sept

livres pour les dédommager de ce qui leur en

pourra coûter pour lesdites réparations, et

à ce moyen ladite veuve a renoncé à se

servir des maisons desdits sieurs Lefoyer

autres que celle cy-dessus lorsqu’elle sera

logeable sans cependant que le présent puisse

préjudicier lesdites parties à leurs autres

prétentions et demander tant de fait que de droit

et s’est obligée icelle veuve de remetre entre les mains desdits sieurs Lefoyer

les titres et papiers dont elle est saisie actuellement ainsi que des

ainsi sont lesdites parties demeurées d’accord et à l’entretien du présent

en ont obligé tous leurs biens. Présence de François Vaudoré demeurant

au Ménil de Briouze et François Touchard de celle de Lonlay le Tesson

tesmoins. Deux lignes rayées nulles ainsi qu’un mot en l’autre part, le tout

approuvé, présence desdites parties et témoins


Signatures :

F Lefoyer, v du Grées

Louis Foyer

F Vaudoré

F Touchard

Pierre Souquet de la Tour, notaire2




Notes :

1Bizarre ?