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Par : dozeville
Publié : 13 février 2012

1638 : La dernière grande peste à Argentan

Cette fois, ce n’est pas le texte d’origine (perdu) que je vous propose... Une visite à la Chapelle St Roch et une lecture de la pierre tombale de Marguerite Matrot s’imposent...

La dernière grande peste à Argentan : 1638

- Fin mai un homme, venant de Caen, logea à l’auberge des Trois sauciers face au cimetière de St Martin. Il portait une "peste courante".
- La fille de la maison en mourut le troisième jour. L’homme s’était "évadé" la veille.
- Le valet du boulanger qui livrait le pain fut pris mais il la porta "debout" et la communiqua à plus de trente personnes qui faisaient cuire leur pain.
- Dès le 15 juin on compta plus de 50 morts. Tombe de Marguerite Matrot
- Les "officiers de justice" et les "bourgeois opulents" quittent leurs habitations et se réfugient à la campagne : le centre-ville est déserté et "les rues sont tapissées d’herbe drue". Le parlement de Rouen tente, en vain, de faire rentrer les fuyards.
- Le frère qui donnait les sacrements décéda le 10 juillet.
- De juin au 15 novembre on dénombre 2000 décès.

Quatre notables restent à Argentan :
- Jean Prouverre et sa femme Barbe Ango qui s’enferment à St Thomas [1] et y soignent les malades.
- Thomas Prouverre, apothicaire, (qui nous laissa une relation des événements)
- Charles Eudes, compagnon chirurgien, (frère de l’historien François Eudes de Mézeray et de St Jean Eudes).
- Maitre Ango, docteur en médecine, qui mourut de la maladie le 24 juin.

D’après Xavier Rousseau (Archives municipales d’Argentan) et Thomas Prouverre sieur de Bordeaux(médiathèque François Miterrand Ms 56A)

Notes

[1] c’est l’hôtel-dieu d’Argentan