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Par : dozeville
Publié : 27 septembre 2015

1788 La réhabilitation du mariage : qu’est-ce que c’est ?

A travers un cas, trouvé à Juvigny-sous-Andaine, les raisons et modalités de cette pratique apparaissent clairement.

L’invalidité du mariage peut être causée principalement :
- par la parenté (consanguinité)
- l’affinité (parenté spirituelle comme le paraain et la maraine d’un enfant)
- le mariage clandestin (mariage sans publications de bans essentiellement)
- le mariage entre individus de religions différentes (protestant à l’abjuration douteuse par exemple)

Vu la requête à nous présentée par Jean Maunoury

et Françoise Sillière, demeurant paroisse de Juvigny

sous Andaine, doyenné de Passais en Normandie, de

notre diocèse, tendante à ce qu’il nous plût les dispenser

de l’empêchement canonique du quatre au quatrième degré

d’affinité qui se trouve entr’eux aux fins de pouvoir

réhabiliter le mariage qu’ils ont contracté ensemble

de bonne foy, il y a six ans sans avoir connoissance

de leur parenté et de déclarer légitimes les enfans

qui sont provenus et proviennent de leur dit mariage,

qu’ils font profession de la religion catholique,

apostolique et romaine, que les raisons qu’ils

ont de demander laditte dispense, sont très justes,

qu’ils sont pauvres et par conséquent hors d’état

de se pourvoir en cours de Rome, nous avons

dispensé et dispensons par ces présentes lesdits

Jean Maunoury et Françoise Sillière de l’empêchement

canonique du quatre au quatrième degré d’affinité

qui se trouve entr’eux, et, en conséquence, nous

permettons au sieur curé de laditte paroisse

de Juvigny sous Andaine de les réhabiliter

dans leur mariage sans aucune publication

de bans préalable dont les dispensons

pareillement pourvu qu’il n’y ait point d’autre

empêchement canonique ou civil et de déclarer

leurs enfans, venus et à venir, légitimes

en observant les cérémonies et formalités en tel cas

requises et accoutumées. Donné au Mans

sous le seing de notre vicaire général,

le contreseing de notre secrétaire et le sceau

de nous. Arrêté le dix avril mil sept

cent quatre vingt huit. [1]

Notes

[1] Juvigny AD61 EDPT395/25 vue 121