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Par : dozeville
Publié : 8 janvier 2015

1698 un contrat de mariage à la Sauvagère. Qui le rédige ?

Au XVIIe siècle, bien souvent le contrat de mariage est rédigé par un membre de la communauté qui n’est pas notaire. Il s’agit alors dun contrat "sous seing privé" (ou "sous fait privé").

Parfois, c’est le curé du lieu. Le fait se reconnait aisément par la présence d’une croix suivie de la formule latine "In nomine domini".

Mais le plus souvent, c’est un membre de la communauté et même parfois le futur époux lui-même (qui alors a du mal à gérer le fait de parler de lui-même).

L’intérêt de tels contrats est de nous renseigner sur les expressions de l’époque et sur la prononciation en vigueur. Il nous faut alors lire nous-même le contrat pour le comprendre.

Le contrat qui suit n’est pas trop complexe. On voit dès l’abord en le comparant aux autres actes et à la reconnaissance qui en est faite à la page suivante que le scribe n’a pas une très grande pratique de l’écriture (comme un notaire par exemple) [1].

L’expression est parfois maladroite et de ce fait complique la bonne compréhension.

Le vocabulaire renseigne parfois sur la prononciation : tertay pour traité, mariege pour mariage, paroiesse por paroisse, oiers pour hoirs (héritiers), avoier pour avoir , etc.

Ce contrat rédigé en mai 1698 sera reconnu un an plus tard (page suivante non présentée ici) et inséré parmi les minutes du notaire à cette date. L’intervalle peut être très long (30 ans ou plus), ce qui ne facilite pas les recherches.

Au XVIIIe siècle, ce sera presque toujours le notaire qui rédigera les contrats (excepté bien sûr ceux sous seing privé - il y en a encore 5% environ en 1780 à Briouze)

 [2]

- Le contrat se continue ainsi page suivante :

tesmoiient et de Gulliome Moulin sieur de grand clod et de Marin Mezenges sieur des mondries et de Jacque Herout sieur du Clobz et de Jehan Hebertz et Baptiste Morel tous de la paroiesse de la Coulonche et de la Sauvagère tesmoientz

- Suivent les marques des époux et les signatures des autres témoins nommés (Jacque Herout pourrait être le rédacteur de l’acte)

- Enfin la reconnaissance de l’acte le 1/5/1699 par Philippe Laisné et Philippe Leroy son beau-frère.

Notes

[1] Ce contrat est rédigé sur papier timbré : c’est en effet une obligation à partir de la création du contrôle des actes, semble-t-il.

[2] AD61 4E176/16/1 vue 144 -bientôt en ligne