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Par : dozeville
Publié : 14 septembre 2013

Nos ancêtres les vikings et les Tourailles

Certains d’entre nous auraient des ancêtres vikings, notamment ceux qui ont des liens avec la famille Turgot des Tourailles.

Plutôt que des guerriers, ils auraient été des commerçants avisés tirant parti d’un outil exceptionnel (leur bateau appelé à tort drakkar).

Je ne résiste pas au plaisir de vous citer quelques lignes d’un ouvrage de référence :

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La couverture du livre

DES VAGUES [D’INVASION] SUCCESSIVES

Une première vague irait d’approximativement 800 à environ 850. L’objet premier du présent livre étant de montrer que les vikings étaient des marchands qui se muèrent peu à peu et à la faveur des circonstances en pirates, si possible, c’est une période de tâtonnements. (...) Il y avait certainement longtemps, en 793, que les Scandinaves faisaient le trafic des marchandises qu’ils pouvaient vendre et que leurs bateaux étaient en état de transporter, un peu partout, vers l’ouest comme à l’est. Autour de 800, ils découvrent sans effort que leurs partenaires habituels ne sont plus secondés par un pouvoir centralisé et fort. S’ensuit une série de mises à l’épreuve des antagonistes, d’abord par quelques pillages isolés, que l’évolution naturelle des choses muera progressivement en raids d’ampleur croissante, avec hivernage dans des îles situées a proximité des endroits "intéressants". Les Suédois cherchent à ouvrir des routes commerciales fructueuses, les Norvégiens sondent les possibilités d’éventuelles colonisations, les Danois paraissent jeter les bases d’une expansion à caractère avant tout politique. Partout, les navigateurs fondent des centres commerciaux spécialisés, des comptoirs si l’on veut.

A partir de 850 environ et jusqu’à la fin du IX“ siècle, s’établit une sorte de prise de conscience réciproque du phénomène et de ses éventuelles conséquences. Du côté scandinave, il s’agit d’une exploitation systématique des premiers acquis, du côté adverse, d’un climat de terreur complaisamment entretenu par des clercs qui pensent, partiellement à bon droit, assister a la fin d’une époque, ou, à l’opposé, d’une organisation cohérente de la résistance. La où celle-ci se produira (Angleterre du Sud, Espagne, par exemple), les vikings, n’insisteront pas.  [1]

Notes

[1] Régis Boyer, Les Vikings, page 17

Éditions Perrin mai 2013