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Par : dozeville
Publié : 28 mai 2013

Par "le petit bout de la lorgnette" ou l’aide en généalogie.

Il existe des services d’aide à la recherche en généalogie.

Certains sont associatifs et je participe à deux d’entre eux.

Pour l’un, j’ai fait une recherche dans un notariat aux AD61.

Malheureusement, cette recherche fut infructueuse : vu l’état des registres, ils sont actuellement incommunicables.

Averti de ce fait, le demandeur m’écrit :

"Merci beaucoup d’avoir fait la démarche.

Il est cependant regrettable que ces archives soient conservées pour aucune utilité. Les AD n’envisagent-elles pas une numérisation ?"

Cette réponse, où l’équivalent, est en ce cas fréquente. Il me parait, qu’ici et là, notamment sur plusieurs forum, que la mise en cause des services d’archives est constante.

Je ne suis pas archiviste, mais cette réflexion me parait :
- égoïste ("l’utilité" semble mesurée à la seule utilisation personnelle de l’auteur de la remarque)
- méconnaitre le rôle des archives qui ne se limite pas à les communiquer, il faut aussi les collecter, les classer et les conserver.

Un peu las de ces remarques sans fin mais sans objet, je me demande parfois si cela "vaut le coup" de continuer à répondre aux demandes d’aide.

Pour l’instant, voici ce que je réponds à ce demandeur :

"Bonsoir,

Comme vous y allez...

Les AD envisagent une restauration avec une numérisation.

Cependant le budget alloué et la tâche à réaliser ( il n’y a pas que ce notariat) sont disproportionnés (je le comprends étant moi-même contribuable de ce département).

Les AD me confient parfois quelques-unes de ces numérisations. Je ne leur ai pas posé la question pour ce notariat, ayant moi-même mes propres limites ( je numérise environ 300 000 pages - 150 000 images - par an que je leur remets et que je mets sur geneanet avec leur accord sous licence gratuite avec les réserves du contrat avec le Conseil Général de l’Orne - pas de téléchargement des images). Il n’y a donc pas lieu de s’insurger contre l’état de fait actuel mais les limites budgétaires et de temps sont indéniables.

Qui eut imaginé en 1990 (voir 2000) pouvoir visualiser autant de documents chez lui ?

Je fête ces jours-ci mes 66 ans et voit venir les 70 à grands pas : je suis comme vous impatient de découvrir tous ces textes mais je me fais une raison et essaie d’y accéder et de permettre à tous de faire de même...

Utopie ?

Cordialement,

JP B"