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Par : dozeville
Publié : 16 mai 2013

1731 : un milicien pour Saires-la-Verrerie

L’état militaire n’était guère prisé. Pour compléter les armées, une milice fut formée. Au XVIIIe siècle, elle était constituée par tirage au sort dans les paroisses.

On a vu, ou on verra, dans l’article citant Valentin Jamerey-Duval le sentiment de la population. Dans l’acte pésenté ici, il s’agit de la pratique du "remplacement", suite à un "mauvais" tirage au sort.

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Source Ordonnance pour la levée de la milice

Par devant nous Jean Letard,
Notaire royal, gardenottes héréditaire au siège de
la Ferrière, vicomté de Domfront, soussigé,
le troisième jour d’avril mil sept cent trente
un, au bourg de la ferrière, en notre étude,

Fut présent Daniel Paris, fils Guillaume de la
parroisse de Serre, lequel s’est aujourd’huy submis et obligé
de servir le Roy, en qualité de soldat milicien pour la ditte
parroisse de Serre, pour et au lieu et place de Guillaume
Chevalier, de laditte parroisse, milicien tiré au sort pour la
dernière milice, et d’en acquiter ledit Chevalier, d’en faire
tout le service en son lieu et place pour et autant de tems
qu’il plaira à sa majesté, sans aucune absence ny
retardement de sa part. Au moyen et parce que ledit
Chevalier s’est submis et obligé payer audit Paris
pour tout engagement, la somme de cent vingt livres
avec permission audit Paris, engagé de se faire payer
de la somme de trente livres sur les habitants
de laditte parroisse de Serre, suivant qu’il est porté
et référé dans les mandements de laditte milice.
De laquelle somme de cent vingt livres, ledit
Chevalier s’oblige en payer audit Paris celle de
quarante livres lors et quand il sera reçu
par Monseigneur l’intendant d’Alençon ou autres
commissaires par luy députés, et à l’égard des quatre vingt
livres restants, ils seront payés audit Paris scavoir
le jour qu’il partira pour aller en campagne et qu’il
sera commandé, xxxxxxxxx ladite somme de
quatre vingt livres, et au cas qu’il ne sorte point de la
généralité d’Alençon et qu’il ne soit point commandé pour
le service du Roy dans les provinces étrangères, pour lors,
lrdit Chevalier luy payra laditte somme de quatre vingt
livres à deux fois, sçavoir du jour de sa reception en
un an, la somme de quarante livres, et didit jour
en un an, l’autre somme de quarante livres restants.
A l’entretien et garantie du preneur, lesdittes parties en
obligent tous leurs biens etc.
Delivrera ledit Chevalier un autant (?) [1]
du présent sur luy exécutoire et le mettra
aux mains dudit Paris dans
toutes fois et quantes après sa réception.
Passé ce jour et an susdit avant midy.
Présent Maitre Jean François Barat, prebtre,
curé de laditte parroisse de Serre et Etienne
Grevais Bellenger, bourgeois de la Ferrière,
témoins. Signés avec ledit Chevalier, et dit
Paris marqué, après lecture. Un mot rayé  [2]

Notes

[1] sans doute pour désigner une copie de ce contrat.

[2] AD61 4E31/42/2 vue 133 (bientôt en ligne)