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Par : dozeville
Publié : 17 mars 2013

1724 l’interdit sur l’église de Durcet

Dans le cas de Durcet, c’est le mauvais état de l’édifice qui entraine cet interdit. C’est donc une mesure de sécurité publique

Il est des cas plus graves, du point de vue du droit canon, comme un meurtre à l’intérieur de l’église ou du cimetière. [1]

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L’église de Durcet vers 1910
On remarquera que le clocher est encore en mauvais état. Les cloches sont installées dans le bâtiment à droite.
Vers 1910, une nouvelle église fut rebâtie.

Le trente mars mil sept cent vingt quatre, Nous, Maitre François
Mallet, curé de Ménil Gondouin, doyen de Briouze, nous
sommes transportéz dans la paroisse de Durcet, à la
réquisition de monsieur le curé de ladite paroisse, suivant
l’ordre qu’il en a reçu de messieurs les vicaires
généraux de Monseigneur de Sées pour voir et examiner
les traveaux faits à la nef de l’église dudit lieu pour
relever l’interdit interjeté fautes des réparations qui étoient
nécessaires de faire à ladite église [2]. Où étant nous avons
trouvé deux poutres neuves pour soutenir le clocher avec
tout l’autre bois nécessaire pour la construction dudit clocher,
latté en tout son entier et couvert pour la plus grande partie.
Lequel poura être parachevé dans trois jours. Ayant trouvé
les ouvriers travaillant actuellement, lesquels m’ont assuré
qu’il seroit parachevé dans les trois jours et pour le reste
de l’ouvrage qui consite à apuier les murs, les ouvriers,
qui ont l’adjudication desdites réparations, m’ont promis
qu’il seroit accomply à la fin du mois d’avril prochain qui
sont les termes de l’adjudication. Cela supposé comme
véritable, nous ne trouvons nuls inconvénients d’y célébrer
les saints mystères. Et cela pressant d’autant plus que
nous sommes proches du tems pascal et qu’il est nécessaire qu’un
pasteur connoisse ses ouailles, ce qui ne pouvoit être si
ladite église n’étoit relevée de son interdit.

F. Mallet, curé du Ménil Gondouin, doyen de Briouze

Veu le présent procès-verbal, nous vicaires généraux de
Monseigneur l’Evesque de Sées avons levé l’interdit de ladite église
de Durcet pour le temps de trois mois de ce jour,
permettons qu’on y célèbre les divins à
condition néantmoins que ledit temps expiré sans
que les réparations nécessaires soient finies, ladite
église demeurera interdite. Donné à Sées le deuxième
jour d’avril 1724

Guilloré, Besnard  [3]  [4]

Notes

[1] Ces cas nécessitent alors de bénir à nouveau l’église et/ou le cimetière. On en voit des cas dans l’enquête de 1701 ordonnée par Monseigneur d’Aquin. Un jour prochain, j’espère pouvoir vous relater un tel interdit.

[2] cet interdit semble avoir été prononcé avant le 27/6/1723 si l’on se réfère à l’acte d’inhumation de Louis Anzeray du 28/6/1723 (vue 5)

[3] AD61 3E2148_1_3 Durcet, registre paroissial vue 11

[4] La carte postale provient de la collection de Pierre Camus

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