Vous êtes ici : Accueil > Transcriptions de textes > Des travaux et des hommes > 1733 Contrat de travail pour un "poislier" à Beauvain
Par : dozeville
Publié : 24 février 2013

1733 Contrat de travail pour un "poislier" à Beauvain

Poislier, chaudronnier, dinandier , trois termes pour désigner un métier annexe des grosses forges.

L’élaboration du contrat de travail peut être assez laborieuse : en témoignent ici deux ajouts après la première rédaction...

Du quatorze octobre mil sept cent trente trois au lieu
des Aulney paroisse de St Georges.

Fut présent François Macé de la paroisse de la Posté [1] pays
du Maine, présent en ce lieu et soubmis au pouvoir de nostre
juridiction, lequel s’est submis et obligé envers Maistre Louis
Leperre [2] maistre poislier demeurant à Beauvain présent.
Savoir de travailler du métier de poislier avecque ledit
sieur Leperre pendant neuf années antierre quy
commenceront le premier jour de novembre prochain
et finiront à pareil jour lesdites neuf années espérée sans
pouvoir quitter ny travailler pour auttre personne que par
la permission dudit sieur Leperre au moyen et parce que
ledit sieur Leperre c’est obligé donner chacun an audit Macé
une pipe [3] de sidre, un cochon de let [4] avecques la
somme de deux cent cinquante livres pour tout payement
que ledit Macé pouroit espérer dudit mettier de poislier
parce que en outtre ledit Macé a recognu que ledit sieur
Leperre luy a donné présentement en argeant piesse
six livres et monnoie ayant cours la somme de
quattre vingt dix huit livres pour le vin du présent
marché. Dont à l’entretien du présent marché et
engagement, ledit Macé et ledit Leperre en oblige
tous leurs biens \et par corps/ et ont déclaré ne savoir signer et
ont marqué. Présence de Charles Gourdel de St Georges
et René Ledoyen sieur de la bustière de Beauvain tesmoings.

et ont été estimé la pipe de sidre et le cochon
cy dessus promis à la somme de douze
livres par an. Bien mis en gloze et
par corps. Présent lesdits tesmoings.

et depuis a été convenu que en cas que
ledit Macévins à déséder avant lesdites neuf
sa femme ny héritiers ne seront point tenu
ny obligé de rendre ladite somme de quatre vingt
dix huit livres. Ce que lesdit Leperre a accepté. Présents
les tesmoings.  [5] [6]

Notes

[1] La Pooté maintenant St Pierre des nids (53)

[2] cette famille vient de Bourgogne

[3] mesure variable : généralement environ 400 l

[4] lait

[5] prochainement visible sur geneanet. Cote : AD61 4E119/188 vue 65

[6] Mr Nozières, qui "piste" toutes ces familles de forgerons depuis longtemps m’écrit :"Je connais bien ce François Macé, fils de Charles, de Chailland. François n’a pas travaillé 9 ans : il a eu 9 enfants à la Pooté entre 1737 et 1754 !"