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Par : dozeville
Publié : 12 décembre 2012

1693 Contrat de mariage à Urou et Joué du Plain

Ce contrat de facture classique diffère néanmoins sur un point important : le père de l’époux s’engage à faire un versement aux futurs époux, versement en argent et en céréales (bled et orge).

Le couple ne s’installera pas chez le père de l’époux. Il est probable que la future, étant orpheline, est héritière (unique ?) de ses parents. Le couple vivra donc sur l’héritage de celle-ci.

le contrat

Pour parvenir au mariage qui au plaisir de dieu sera
fait en face sainte église catholique, apostolique et romaine,
après les cérémonies d’icelle faites entre Jean Caignon, fils et
héritier en partie de Robert Caignon de la parroisse d’Urou et
de Guillemine Martel ses père et mère d’une part et Françoise
Plessix, fille de Jacques Plessix et de Susanne Lemoine, ses
père et mère de la parroisse de Joué du Plain d’autre part, après
que lesdits futurs mariés se sont donné la foy de mariage
réciproquement et promit de s’épouser, et ce, fait par l’avis
et du consentement de leurs parants et amys soubsignés, et
pourveu que le mariage soit fait et accomply, ledit Robert
Caignon père dudit Jean, futur époux luy a promis luy
donner et luy livrer immédiatement après la récolte prochaine
six boiseaux de bled tel qu’il racueillira sur sa terre et
cent sols d’argent et quatre boisseaux d’orge tel aussy qu’il
racueillira sur sa terre en deux ans ensuivant après chaque
récolte, scavoir deux boisseaux dudit orge avec cinquante sols
d’argent après la récolte mil six cent quatre vingt quatorze
et les deux autres boisseaux d’orge et autres cinquante sols
après la récolte mil six cent quatre vingt quinze et
a pris ledit Jean Caignon laditte Françoise Plessix avec
ce qui luy peut appartenir des biens de feu ses père et mère
sytués dans laditte paroisse de Joué du Plain avec ce qu’elle
peut avoir de meubles et d’argent, le tout estimé à la somme
de trois cent livres, laquelle somme ledit Jean Caignon
futur affidé a dès à présent remplacé et consigné actuellement
sur tous et chacuns ses biens présent et à venir pour estre
le propre de la dot de laditte Françoise Plessix et néantmoins
mort arrivant, à laditte Françoise Plessix auparavant ledit
futur époux sans enfans, ledit futur époux ne sera obligé
de rapporter que la somme de cent livres et en cas qu’il y
eust des enfans vivans laditte dot demeurera réduitte à
deux cent livres et en cas que ledit futur epoux meure
le premier sans enfans, elle remportera ses meubles et
sa dot estimés à laditte somme de trois cent livres et a
promis ledit futur époux luy gager douaire sur tous
ses biens présents et à venir. Ce sont lesquelles clauses et
conditions le présent n’eust esté fait. Le tout fait en
présence et du consentement desdites partyes et parans soubz
signés. Lesquelles partyes, pour exécution de tout ce que dessus
en ont obligé tous leurs biens. Fait le dimanche
vingt et unyesme jour de juin mil six cens quatre vingt
traize. Présence d’Alexandre Lecorsonnois, escuyer, sieur
de Gandouit, ancien garde de monsieur, frère unique du roy
et de Charles Prouverre, sieur de Jouvigny, d’Argentan, tesmoings

Le merc de ladite Françoise Plessix Signé : J Cagnou, R Cagnou, LeCorsonnois, Prouverre, Marie Delahaye

la reconnaissance du contrat

Du six juillet MVIC quatre vingt traise avant midy devant
les notaires royaux d’Argentan

Furent présents Robert et Jean Caignon, père et fils, d’une part,
et Françoise Plessix, future épouse dudit JeanCaignon. Lesquels, instance
l’un de l’autre ont volontairement reconnu : scavoir lesdits Caignon
à leurs seings et laditte Plessis à son merc étant au pied du
traicté de mariage cy dessus. Duquel lecture à eux faite,
ont reconnu que le contenu en iceluy est véritable et
promis l’entretenir sur l’obligation respective de tous
leurs biens. En faissant laquelle reconnoyssance
laditte Plessix s’est submise et obligée de livrer tous
les meubles mentionnés audit futur époux traicté
entre les mains dudit fetur époux la veille de
leurs épousailles. A l’entretien de quoy, lesdittes parties
en obligent respectivement tous leurs biens. Présence
de Louis Beguin et Jacques Martel dudit Argentan,
temoings [1]

Notes

[1] 4E74/375 vue 370