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Par : dozeville
Publié : 13 février 2012

1730 : Embauche d’un affineur

la grosse forge de Putanges

Du trois septembre mil sept cent
trente après midy à Ecouché en
l’estude
fut présent Jean Masseron affineur originaire de la
paroisse de Putange à présent travaillant de son métier
d’affineur à la grosse forge de Boucey tant pour luy
que se faisant fort de Jean Masseron son fils vallet d’affineur
absent avec promesse de luy faire agréer et ratifier le présent
et le faire obliger à l’entretien et exécution des clauses cy après.
S’est pour luy et au nom dudit son fils par ce présent engagé
et obligé de servir Monsieur du Beausan [1] directeur de la
grosse forge de Putange, ou autre proposé en sa place [2], en leur
dite qualité d’affineur et valet d’affineur et ce pendant
le temps et terme de six années accomplies qui commenceront
le douze du présent mois auquel tems les dits Masseron père et fils
se rendront à la dite forge de Putanges pour y travailler de leur
métier et ainsy continuer pendant les dittes six années entières
sans que pendant ledit temps ils puissent travailler pour
d’autres ou quitter laditte forge sans le consentement expres
et congé par l’avis dudit sieur de Beausan ou autre proposé,
sous quelque prétexte que ce soit ou puisse être. Au moyen et
parce que le dit Jean Masseron père pour luy et son dit fils
a reconnu que le dit sieur de Beausan présent luy a payé
présentement par forme de gratification et engagement
la somme de cent vingt livres et quatre boisseaux de bled,
mesure de Putanges, laquelle somme de cent vingt livres ledit
sieur de Beausan a présentement payée en or et argent ayant
cours et mise à la vue de nous dit notaire et témoins en cy après
touchée le ...... ? [3] par le dit Jean Masseron pour luy et son
dit fils, lequel a dit en estre content et bien payé et pour les quatre
boisseaux de bled ledit Masseron a reconnu en avoir esté livré avant
ce jour sous condition et promesse de faire et passer le présent.
Lesquels Masseron père et fils promettent de travailler de leur
dit métier d’affineur et de vallet d’affineur à ladite forge conjointement
avec un second vallet d’affineur que ledit sieur de Beausan
sera tenu et obligé de fournir à ses frais et dépence pour y
travailler continuellement avec lieu [4] en troi celon que ledit
sieur de Beausan ou proposés le jugeront à propos. Et
est de convention expresse du present traité que si ledit
Masseron père tomboit malade pendant le dit temps ou qu’il
mourust, sa veuve et héritiers ne seroient tenus en l’entretien et
exécution du présent pour le temps qui en resteroit à expirer
et mesme ne seroient tenus à la restitution de tout ou partie
de laditte somme cy dessus. Comme aussy si ledit Masseron
fils s’absentoit de la dite forge pour aller travailler
ailleurs, ledit Masseron père ne seroit tenu donner la
garantie n’y obligé de fournir un autre homme en sa
place ny faict à aucune restitution. Et sont ainsy convenu
et demeuré d’accord, à quoy ledit Masseron s’oblige sur
l’obligation de ses biens et par corps. Et sont les parties à nous
inconnues lesquels se sont contentés des faits résiproques
l’un de l’autre [5]. Ce fait et arresté en la présence de Yves Marais et
Jacques Auber fils feu Jacques du bourg d’Ecouché tesmoins  [6]

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La fenderie.
Planche de l’Encyclopédie

Notes

[1] signe Bausan

[2] le directeur est l’employé des propriétaires

[3] lecture incertaine à revoir

[4] pour "eux" ?

[5] derrière ce galimatias, se cachent des clauses
convenues entre les parties et qu’elles ne désirent pas rendre
publiques.

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