Cet acte, très court, a l’avantage de décrire précisément la situation des jeunes époux.
Nous sommes chez des artisans (forgerons ou cloutiers).
Devant les tabellions de Tinchebray et adjoints
soussignéz, le dixième jour d’aoust mil sept cens
vingt au village de la Mourousière
Furent présens Jacque et Pierre Leconte, père et
fils, de la parroisse de Nôtre Dame de Tinchebray.
Lesquels, pour éviter à tout bruit et procès, sont
aujourd’huy convenus de ce qui ensuit : sçavoir est,
qu’encore bien que ledit Pierre ayt tousjours jusqu’à présent,
depuis son mariage fait sa résidence avec le dit Jacque Le-
conte son père et qu’il l’y fasse encore actuellement,
cependant, le dit Pierre a reconnu que jamais il ne
pourra acquérir avec le dit son père aucune société,
ny communauté de biens. Consentant l’un et l’autre
que chacun soit prenable et responde de ses faits
sans que l’un puisse estre inquiété ny recherché pour
l’autre. Renonçant en outre ledit Pierre Leconte a
rien prétendre ny demander sur les meubles et
effets de la maison à l’exception de ceux qui sont
provenus de son mariage avec Anne Hebert, suivant
qu’ils sont spécifiés au traité de mariage [1], auxquels
aussy le dit Jacque Leconte, père, a renoncé à rien
prétendre et en outre a consenty qu’au cas qu’ils ne
pussent compatir ensemble, ils séparent les outils
servant à leur forge moitié par moitié et en ce cas
a promis donner à son dit fils en se séparant
la somme de vingt livres [2] et le dit Pierre Leconte
de son côté a promis de souffrir [3] le dit son père dans
le fournil où est la forge pendant sa vie. Dont ils sont
content. Ce fait en présence de Guillaume Durand
et Pierre Bigot et de Guillaume Durand de St Quentin.
[4]
Tous signent

2012-2013 © Généalogie autour du Houlme - Orne - Tous droits réservés
Ce site est géré sous
SPIP 2.1.12 [18732]
et utilise le squelette
EVA-Web 4.1
Dernière mise à jour : jeudi 16 mai 2013