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Par : dozeville
Publié : 1er novembre 2012

1587 Dissolution civile ou naturelle à la Forêt Auvray

Au traité du mariage qui [au plaisir ] [1]
de dieu sera faict et célébré en fa[ce de ]
saincte église entre honneste  [2] homme S[ ] [3]
Proudoume fils de deffunct honneste homme [ ]
Proudoume et Jacqueline Boufare s[es père et mère ]
bourgeoys d’Argentan d’autre part d’une part et N[ ]
fille de honneste homme Nicolas Goupil et [ ]
Biard sa femme bourgeoys dudict Argentan
d’aultre [4] Il a este promis par ledict Goup[il ]
payer audict Proudoume et à ladicte fille
le mariage célébré la somme de huict [ ] [5]
six escus deux tiers et avec ce vestire [ ]
acousrer [6] ladicte fille bien et deument et [ ]
fournir et bailler trousseau competent et hon[neste]
le tout à la discrétion desdicts mariez père et [mère].
Laquelle somme de laquelle somme de cin[q cent]
livres evaluez [7] à la dicte somme. Sera empl[oyée]
la somme de deux cents livres évalu[ée à ]
la somme de soixante six escus deux ti[ers] [8]
en rente ou héritage [9]
Héritage : elle est alors garantie par une terre ou un bien identifiable ("sur le plus clair et le mieux apparaissant de ses biens" selon une formule qui deviendra traditionnelle.]] au non et ligne[ ] [10]
d’icelle qui sera le dot [11] de ladicte f[ille]
laquelle rente commencera après [ ]
dès le jour de la dissollution du
mariage soit par mort ou civillement
et sans
aultre sommation ni interpellation [12] et aura
ladicte fille son douare [13] sur les biens dudict
Proudoume joupte [14] la coustume du pays. Faict
le XXXIe jour de may mil cinq cent quatre
vingts et sept. Faict es présence de Guillaume
et Jacques dictz Proudoume, Jehan
Boufare, Pierre Proudoume
Pierre Serans, Jacques Aubry,
Jehan Viron, Pierre Proudoume
frère dudict Philippes, Me Iehan
Jacques Loyson, Nicolas Furault,
Thibault et Gilles dictz Biard
Gilles Goupil, Rene Ango  [15]  [16]

Notes

[1] Entre crochet texte absent : bord de page rogné (reconstitué ou non)

[2] en italique : lettres restituée des abréviations

[3] plutôt Philippe d’après la fin de l’acte

[4] d’autre part

[5] Sans doute huit vingt six (166) écus 2/3 soit 500 livres. Ceci représente une sorte d’héritage par avance de la fille (bien qu’elle n’y ait pas droit en principe, mais dans les faits.... la coutume dit que les parents ""vu l’affection qu’ils portent à leur(s) fille(s)" peuvent les rétablir dans l’héritage)

[6] accoutrer

[7] Fin du XVIe, on est en période de changement de monnaie. Les comptes vont se faire en livres au lieu d’écus. 1 écu = 3 livres donc pour faire 100 livres il faut 33 écus 1/3 et ainsi de suite. Apparemment, les gens ont du mal ! Evaluer ici signifie valoir soit 186 écus deux tiers valant 500 livres.

[8] 200 livres tournois

[9] Rente : la somme est "placée" et rapporte une rente au taux fixé par un édit royal (On parle de denier quatorze, denier vingt. Voir un exemple de table au denier quatorze)

[10] le nom ligne et costé

[11] Soit le tiers de ce qui a été versé et qui constitue la part inaliénable de la fille (c’est-à dire le/la dot...)

[12] par justice. En effet, la Coutume prévoit que le douaire aura lieu par justice sauf mention contraire dans le contrat de mariage.

[13] douaire

[14] je n’ai pas trouvé ce mot dans les dictionnaires. Il semble vouloir dire "comme le prévoit"

[15] Cote : AD61 4E87 1616-1619 notariat en cours de classement

[16] On trouvera de nombreux actes portant mention de la "dissolution civile ou naturelle" par exemple dans les registre de Messei 4E98/74 et 84 (années 1674, 1695, etc...) et bien d’autres.