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Par : dozeville
Publié : 19 septembre 2012

1777 Dispense du 3e degré de consanguinité à Vrigny

Des causes de la dispense, nous ne saurons pas grand chose, mais nous serons abreuvés de formalisme administratif.

Kafka n’est pas loin !

Du vendredi septième jour de février mil sept cents soixante dix sept,

Devant nous, Jacques Dadin, licentié en Sorbonne, chanoine de l’église cathédralle de Sées, official en la cour écclésiastique dudit Sées, vu et considéré la bulle de dispense obtenue de notre saint père le pape, le premier janvier dernier, par Guillaume Jacques Bougon et Marie Charlotte Bisson de la paroisse de St Martin de Vrigni, de ce diocèse, sur l’empêchement canonique de consanguinité au troisième degré qui se trouve entre eux pour les causes et raisons mentionnées en ladite bulle de dispense dument en forme expédiée suivant le stile de cour de Rome, vérifié et certifié par les sieurs Marchand et le sieur Desbrieres expéditionnaires de cour de Rome demeurants à Paris le onze janvier dernier, controllée à Paris par le sieur Desbrieres, le même jour, signée, paraphée, numérotée à nous adressée pour informer du contenu en icelle. L’interrogatoire prêté devant nous par lesdits impétrants ce jourd’huy, l’information faite en conséquence par nous le même jour, le tout dument en forme, signé à la fin de chaque page et de chaque déposition de témoins de nous et de notre greffier et cottée en marge de chacune d’icelles, notre ordonnance de ce jour, d’être le tout communiqué au promoteur, les conclusions du promoteur aussi de ce jour, le tout vu, examiné et murement délibéré après qu’il nous est aparu que l’énoncé en ladite bulle est véritable, le saint nom de Dieu préalablement invoqué, l’avons reçue avec respect et laditte commission ce faisant avons de l’authorité de notre saint père le pape en entérinnant ladite bulle de dispense, dispensé et dispensons lesdits impétrants de l’empêchement canonique de consanguinité au troisième degré qui se trouve entre eux. Par les même moyens et raisons, leur avons permis et permettons de bien et valablement contracter mariage en eux en face de notre sainte église en gardant les formalités en tel cas requises et suivant la forme ordinaire prescrite par le saint concile de Trente et les ordonnances royaux. Et pour réparation du scandal que lesdits impétrants ont causés, ils réciteront, à genoux, le chapelet trois fois par semaine pendant trois mois. Fait et donné à Sées le dit jour et an que dessus

signé Dadin et Boscheron  [1]

Notes

[1] Voir le document Vrigny Sr Martin vue 40